« D » comme II
Après le « C » de chiri, voici le « D » de :
Death Note
N’avez-vous jamais rêvé de pouvoir occire sans être inquiété et sans courir aucun risque vos pires ennemis, des dictateurs sanguinaires ou des meurtriers laissés impunis ? Non ? Moi non plus remarquez. Par contre si on me donnait le pouvoir d’envoyer une armada de pigeons déféquer tous les jours sur le cuir chevelu d’une des personnes citées plus haut, je ferais des malheurs. Bref, imaginez que vous n’ayez qu’à écrire le nom de la personne à laquelle vous désirez nuire sur un cahier spécial (Death note, abréviation de « death notebook ») en ayant bien en tête son visage pour qu’elle s’éteigne d’une crise cardiaque subite quinze minutes après que vous ayez refermé le cahier (dans le cas où nous n’avez écrit que son nom) ou qu’elle succombe de manière plus tordue (après que vous ayez pris soin d’en rédiger la mise en scène).
Cette aventure déclinée en premier lieu en manga, puis en dessin animé eut droit à une version avec des personnes en chair et en os en novembre dernier. A la vue de la bande annonce, j’avais du mal à cacher mon scepticisme face au faciès des deux acteurs choisis comme personnages principaux et devant l’aspect légèrement kitch de l’ensemble. Pourtant, Naoko et moi avons tout de suite été capté par l’atmosphère incroyable qui s’en dégageait dès la première minute pour ensuite être totalement conquis.
Comme des millions de téléspectateurs nippons ce jour-là, nous assistâmes à une première en matière de marketing audiovisuel : le téléfilm s’achevait en queue de poisson et nous invitait à voir la seconde partie au cinéma. Nous ne nous sommes malgré tout pas rendus dans les salles (n’oublions pas qu’une place coûte très cher ici) mais guettons de très prêt la sortie du DVD.
Le scénario captivant et riche en retournement vaut vraiment le détour et relance plusieurs questions brûlantes : la peine de mort est-elle nécessaire,la justice (ceux qui la font ou croient la faire) fait-elle son travail avec une vraie impartialité et sans abus etc.
Et vous quel genre de cahier doté de quel pouvoir utiliseriez-vous ?
Outre le Pigeon note, j’ai pensé aux recueils suivants :
- Fourmis notes : dans la seconde qui suit la rédaction du nom, la victime est prise de terribles engourdissements dans les jambes (que vous pouvez alors taper à loisir)
- Torgnoles note : dans la seconde qui suit la rédaction du nom, deux grandes baffes (avec ou sans hareng)
- Tourista note : une demi-journée après la rédaction du nom, cinq kilos (litres ?) dans la cuvette ou ailleurs.
A suivre...