24 heures II : 18h15

Publié le par Ludo

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18h15

Naoko revient enfin de son travail. Elle est exténuée et me raconte les histoires invraisemblables dont son école a le secret. Aujourd’hui encore, les chèvres qu’elle se charge de promener étaient de mauvais poil et donc peu coopératives.

 

18h30

Naoko commence à préparer le repas alors que je m’occupe de la table. C’est elle qui se charge quotidiennement (ou presque) de cette tâche et je lui en suis fort reconnaissant. Vous n’ignorez pas que votre serviteur, inventeur du curry au maitake, des nans au camembert et du sandwich CMC (camembert, moutarde, cornichons) excelle dans les arts culinaires et qu’il lui serait aisé d’assister, voire de remplacer sa dulcinée dans son labeur mais j’ai choisi de prendre ma retraite de chef pour me consacrer pleinement à Ougl. Ce n’est pas de la dévotion ça ?

Bon et il faut dire que les plats de Naoko sont succulents et variés. Certes parfois, par pure flemme nous craquons pour des plats à emporter : des butadon de Yoshinoya (porc dans un bol de riz avec des oignons) ou des tebasaki de chez Yamachan.

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19h00

Nous cassons la croûte dans le salon.

 

19h50

Naoko prend sa douche. Je dois reconnaître qu’elle a fait d’importants efforts dans ce domaine depuis quelques mois. Au début de notre relation, il lui fallait une bonne heure pour ses ablutions, se sécher les cheveux et se passer tout un tas de crèmes différentes que nous, les hommes, ne pouvons pas comprendre. Aujourd’hui elle a réduit ce temps à quarante minutes.

Dire que je ne prends pas plus de douze minutes et encore c’était plus rapide autrefois quand j’estimais l’usage d’un sèche-cheveux superflu. La différence entre les deux sexes m’impressionnera toujours. D’un côté : ma serviette de bain rêche qui commence à s’effilocher, de l’autre : sa serviette Hello Kitty rose toute douce qui sent autre chose qu’un St Bernard mouillé.

 

20h30

Pendant que Naoko finit de se préparer (c’est généralement l’heure où elle se livre à ses pratiques masochistes à l’aide de moxa), je rassemble mes affaires pour le lendemain.

En raison de la forte odeur de papier brûlé produite par le moxa, Naoko s’isole toujours dans la salle à manger sous la hotte électrique. Je l’entends crier parfois quelques secondes avant d’entendre un « rhââ » de satisfaction quand le dispositif de torture a fini sa combustion.

 

20h45

Nous nous retrouvons devant la télévision pour se relaxer devant ce que propose la grille des programmes ce jour-là, ou l’un des nombreux films en notre possession.

 

22h50

Nous rejoignons le futon pour y écraser ferme juste après avoir pesté sur la journée de travail qui nous attend le lendemain.

A suivre...

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Publié dans Ougl

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