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Oui d'accord, c'est écrit tout petit mais ce n'est pas une raison pour l'ignorer. Tout commentaire lié à ces critères, au rap, à Michel Drucker et à la défense des pigeons ne sera pas publié.
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La clanure des Pythostomiens ne s'enarquit pas de préduques :
un regard sur tout ce qui bouge, mange avec des baguettes et fait coin-coin. Accessoirement on parle aussi du Japon, et de Nagoya en particulier.
Vendredi 16 mai 2008

Après le « Q » de « Quai », voici le « R » de :

 

Rancel

 

Rancel ou plus exactement randoseru ランドセル désigne les cartables que les écoliers utilisent en primaire. Le mot provient du néerlandais mais fut curieusement retranscrit avec une syllabe dentale inexistante à l’origine. On en trouve de deux couleurs : rouge pour les filles et noir pour les garçons. En cuir, ils ont une taille et un poids bien inférieurs aux cartables des petits français et leur prix atteint des sommes impressionantes : 30000 yens en moyenne (soit 200 euros environ).


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A suivre...

par Ludo publié dans : ABC
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Mercredi 14 mai 2008

Mon beau-père s’est trouvé un nouveau loisir : la confection de soba そば, ces pâtes à la farine de sarrasin. Pour résumer, mélangez deux types de farine avec de l’eau à l’aide de vos mains musclées, laissez reposer un peu, applatissez à l’aide d’un rouleau et découpez finement avec un couteau spécial. Plongez ensuite les pâtes dans l’eau bouillante, passez-les sous l’eau froide et refroidissez-les plus encore avec de la glace. Dégustez-les à la façon zarusoba avec une sauce à base de bonite séchée, d’oignons verts et de gingembre. Attention ces soba là n’ont rien à voir avec les yakisoba.

 

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PS : Pas d’article demain pour cause de noces de cuir. Rendez-vous vendredi et samedi.

par Ludo publié dans : Tribulations gustatives
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Mardi 13 mai 2008

Pour ceux à qui elle n'évoque pas des combats sanglants dans une chanson d'Indochine, Okinawa évoque immanquablement des étendues de sable blond infini, sous des cocotiers riants, et un ciel moutonneux. Pour la carte postale, il faut bien reconnaître que la plage, la chaleur, le soleil, et le sable, si particulier sur ces îles,  sont bien là. Mais il me reste de cette expérience comme un léger sentiment...comment dire...d'inaccessibilité et de frustration.

La plage au Japon, et singulièrement à Okinawa, est un peu à l'image du reste des activités :

- Ce qui est prévu est ultra-prévu et organisé.

- Ce qui n'est pas prévu est, strictement interdit. Contrairement à la France, la notion de "A vos risques et périls mais c'est vous qui voyez" n'existe pas.

En clair, par défaut, une plage n'est bonne pour la baignade qu'à partir du moment où elle est déclarée en tant que telle. Jusqu'à preuve du contraire, elle est réputée imbaignable. Et tout est fait pour vous décourager de vous y baigner, y compris vous faire cauchemarder avec la perspective des pires menaces (méduses, cônes mortels, poissons-pierre, requins tigres ou bien le Migou).Tout cela, pour un Français raisonnablement resquilleur, ne serait pas grand chose. Malheureusement, cela l'est pour moi: pour le meilleur et pour le pire, je suis très sensible aux panneaux "Interdit", et ce depuis ma petite enfance. Comme en plus, il n'y a, au Japon d'une manière générale, guère d'émulation pour la truande, l'ambiance n'y est pas souvent à la transgression.

Summum de l'absurde, nous avons une fois marché 20 minutes le long d'un littoral désert (pas très sableux, certes), pour aller nous baigner sur une bande de 100 m de plage surveillée devant un hôtel. Et gare à celui qui allait se baigner 2 mètres au delà des bornes: les monos surveillaient. Là où je ne sais pas trop si cette frustration est justifiée ou non c'est que je ne sais toujours pas dans quelles mesure ces interdictions étaient partiellement, totalement ou bien pas du tout justifiées par la dangerosité de la faune.


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Bien sûr, sur une plage, nous avons une fois assisté à ce qui semblait être un accident de baignade (méduse? hydrocution?) qui s'était passé en dehors des bornes. Mais cela n'aurait-il pas pu aussi bien survenir sur la plage surveillée? Une autre fois, lors d'une séance de palme-masque-tuba (snorkeling, pour les anglophiles), avec Ludo, nous avons vu entre deux eaux un serpent de mer, décrit dans les prospectus locaux comme très dangereux. Mais en France aussi, on peut très bien rencontrer une vipère à la campagne, sans qu'on se fasse forcément piquer si on est un tant soit peu prudent.

Avec le recul, je pense surtout qu'Okinawa résulte de la rencontre entre deux notions difficilement compatibles: D'une part, propre à la culture japonaise (que j'aime tant, je précise...) le souhait de maîtriser le plus possible son environnement, afin qu'il présente le moins de risque possible. D'autre part, un environnement tropical naturellement luxuriant, et donc échappant très rapidement à tout contrôle.  Ainsi, tout "risque", même réel, est dans ces conditions exagéré à l'extrême. Et monté en épingle afin décourager quiconque d'aller au devant.

Est-ce aussi parce que la densité d'habitants à Okinawa est énorme? Il parait qu'à Hokkaidô, contrée désertique s'il en est, on peut facilement rencontrer des ours dans la nature. Mais là, même si on continue à se donner la peine de vous avertir charitablement par panneaux, on ne vous empêchera d'aller leur gratouiller la truffe. Dans l'espace, personne ne vous entendra crier...

par Howard publié dans : Ougl
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Lundi 12 mai 2008

Voir les épisodes précédents.

 

Je venais de reprendre les cours pour une nouvelle année scolaire, sans me douter que j’allais observer une nouvelle créature étonnante que je ne manquerais pas de faire figurer dans cette série.

Ce quinqagénaire à moitié chauve, vêtu d’habits de vacances, avait pris place en face de moi. Sans attendre, il fourra son index droit dans la narine droite, rien de bien extraordinaire jusque là, croyez-moi. J’ignore si le nombre de personnes s’adonnant à ce rite est élevé ou non mais je subis ce spectacle au moins trois fois par semaine ce qui ferait un grand nombre de coïncidences.

Notre homme se différenciait du cueilleur de raisins secs classique par l’acharnement dont il faisait preuve. Au moins deux phalanges de son index pêchait des berniques et le mouvement frénétique du doigt dans la narine faisait bouger son nez de telle manière qu’on avait l’impression d’assister à un spectacle de marionnettes. La réprésentation dura vingt minutes. Vingt minutes... Un temps où j’eus de multiples occasions de croiser son regard sans que cela ne le trouble outre-mesure.

Je fis tout mon possible pour ne pas assister au moment fatidique où ce spéléologue extirperait de la grotte son mol butin et attendis sagement qu’il repose ses deux mains sur les genoux pour poser à nouveau mes yeux sur lui. Il tenait désormais un petit carnet et prenait quelques notes. Mon esprit se tordit de rire à l’idée de ce qu’il écrivait : « Lundi 23 janvier. 7h25. Beau spécimen de calibre 5. Mi-dur à prolongement flasque. Vert pomme. Trois poils en prime. ».


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NB : la photo n'a aucun rapport avec la personne décrite ci-dessus. 

A suivre

par Ludo publié dans : Cas sociaux
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Vendredi 9 mai 2008

Le flançais du jour nous vient d’une tasse. Admirez l’hésitation de l’auteur sur le mot « kilo ». C’est beau.


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par Ludo publié dans : Flançais et Engrish
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