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Ougl

Vendredi 30 septembre 5 30 /09 /Sep 03:49

Comme l’atteste l’article précédent, nous sommes bien arrivés au Japon. L’opération s’effectua sans problème début août après un vol Paris/Taipei/Nagoya plutôt agréable (oui, nous avons encore eu droit à des places au niveau des issues de secours, niark niark niark).

Le jour-même de notre débarquement commençaient les véritables épreuves. Il fallait s’assurer que chaque élément constitutif de notre stress allait être éliminé un à un tel un pigeon bruyant (pléonasme) sur un balcon (ou n’importe où d’ailleurs). J’ai choisi de les résumer à la façon d’une FAQ.

-J’ai un certificat d’élégibilité et un visa mais mon entrée sur le territoire japonais va t’elle être autorisée ?

Oui aucun problème. Il faut quand même que l’entrée se fasse dans les délais impartis.

-Mon compte bancaire japonais est-il toujours fonctionnel ?

Oui aucun problème. Il semblerait que cinq années d’immobilité soit nécessaire à sa cloture. Heureusement contrairement aux banques françaises, on ne paie aucun frais pour la gestion du compte. J’ai d’ailleurs été agréablement surpris de constater qu’il restait 13000 yens dessus. Je m’attendais à dix fois moins.

-La chaleur estivale japonaise est-elle surmontable ?

Non, oh que non. Nous nous y étions préparés mais rien à faire, on sent toujours ce mur de chaleur vous frapper de plein fouet à la sortie de l’aéroport, suivi d’un raz de marée de sueur sur toute portion du corps. Pire : nous sommes arrivés en pleine canicule avec des températures de l’ordre de 37 degrés. Il faisait incroyablement chaud à la sortie de l’aéroport, infernalement chaud en arrivant à notre destination à la sortie du train et tout simplement inhumainement bouillant en sortant de cette même gare. Imaginez la pub Perrier avec les voitures et les bâtiments qui fondent : ici c’est pareil, sauf que c’est vous le bâtiment. Je me souviens très clairement que chaque pas qui nous rapprochait de l’extérieur s’accompagnait d’une hausse de température ressentie de 2 degrés, j’exagère à peine. On a l’impression de revêtir la combinaison d’un vulcanologue à l’approche d’un cratère.

Nous passâmes une dizaine de jours chez les parents de Naoko qui vivent en pleine campagne dans une vieille maison avec une climatisation déficiente et une isolation inexistante. Le premier jour fut le plus pénible car, le manque de sommeil aidant, cette fournaise me mit KO jusqu’au soir. La seule pièce où la clim’ fonctionnait était notre chambre à coucher provisoire. Manque de bol, celle-ci se coupa sans prévenir pendant ma sieste et se mit à souffler comme un sèche-cheveux. Réveillé trop tard par ce coup de sirocco, j’éteignis l’odieux appareil. J’ignore quelle température avait atteint la pièce mais il faisait rudement meilleur à l’extérieur ! Les jours suivants, malgré des nuits difficiles passées dans son propre bain de sueur et un futon qui vous colle à la peau, le climat devint légèrement plus supportable mais nous en reparlerons.



-Est-il possible d’obtenir sa carte de séjour, le jour de son arrivée si on se rend à la mairie à temps ?

J’avais oublié que trois semaines étaient nécessaires avant d’obtenir cette carte à moins que ma mémoire me joue des tours et que la procédure prenne désormais du temps. Il m’avait semblé que j’avais pu avoir cette carte  de suite dans le passé... En attendant, on reçoit un simple récépissé. Fait intéressant : la carte de séjour va être abandonnée en juillet 2012 puisque tous les étrangers vont pouvoir obtenir un acte civil comme les citoyens japonais.

-Mon ancienne entreprise me réembauche t’elle vraiment ?

Après tout, je n’avais eu qu’une confirmation officieuse... Mais tout se déroula sans heurt une fois sur place. Je signais le contrat le lendemain de notre arrivée.

-Peut-on trouver rapidement un logement ?

Oui !!! Rien à voir avec la France. Il nous fallut une seule journée pour trouver notre bonheur. Nous avions pris rendez-vous sur internet avec une agence pour visiter un premier appartement. C’était un F1 mal fichu avec la chambre à coucher côté balcon et un semblant de salon trop étroit collé à la cuisine. Pas fonctionnel pour un sou. Déçu nous rendîmes visite à une autre agence qui nous proposa de nous rendre à trois appartements (tous des F2). Le premier était génial, possédait de nombreuses fenêtres dans un quartier très calme. Le deuxième, très rutilant, avait l’air très attractif aussi mais s’avérait beaucoup plus sombre. Ce n’est qu’en entendant le train passé à proximité que nous choisîmes d’un commun accord, Naoko et moi, de refuser l’offre. Personnellement, plus jamais je ne vivrai près d’une voie ferrée ! Nous nous rendîmes ensuite au dernier logement proposé. Notre choix semblait bien fixé et pourtant un vrai coup de foudre pour les lieux nous fit changer d’avis. De retour à l’agence, nous signions les papiers. Le déménagement s’effectuait une semaine plus tard. Nous vous présenterons notre home sweet home prochainement.

-Quel est le délai entre l’inscription à un fournisseur d’accès internet et le premier surf ?

Il y a 10 ans (comme il y a 7 ans), il fallait compter un mois. Il ne m’a fallu cette fois-ci que deux semaines pour bénéficier d’une connexion à 120MB dite « hybride câble/fibre optique » avec téléphone compris (aucun abonnement à l’opérateur historique NTT nécessaire).

 

Nous ne sommes pas encore tout à fait installés : bien qu’ayant démarré en septembre, mon premier salaire n’arrive qu’à la fin octobre (conformément à la politique de mon entreprise), Naoko n’a pas encore d’emploi fixe (cela devrait se faire avant la fin de l’année), nous attendons les cartons que nous avons envoyés de France (ceux-là même que nous avions expédiés du Japon il y a deux ans) pour enfin décider comment agencer notre logis et j’ai encore beaucoup de cours à préparer. Pour le moment et jusqu’à la fin octobre, nous nous serrons la ceinture.

Le blog devrait reprendre du poil de la bête au fur et à mesure de notre réacclimatation. Stay tuned !

 

PS : Ougl I (des débuts du blog jusqu’à avril 2009), Ougl II (avril 2009 à juillet 2011), Ougl III (juillet 2011...).

PPS : encore une fois un grand merci à tous les messages d’amitié que nous avons reçu. Sans vous, Ougl n’aurait sans doute jamais repris.

Par Ludo - Publié dans : Ougl
Samedi 19 mars 6 19 /03 /Mars 12:18

A l'instar de Daniel, je suis ulcéré de voir à quel points les médias occidentaux, français en tête, ont récupéré l'accident de la centrale de Fukushima pour faire de l'audience. On rajoute un logo "danger nucléaire" qui clignotte dans un coin de l'écran, on saupoudre d'expressions ultra-pessismistes (cataclysme, apocalypse etc.) et quand ça va mieux on dit que la situation n'a pas empiré ou que c'est une opération de la dernière chance... De mauvais journalistes cantonnés dans leur appartement à Tokyo et clairement ignorants des faits pourtant relayés sans fioriture ni conjecture par les médias japonais se sont appuyés sur des rumeurs et semblaient éprouver un malin plaisir à décrire des scénarii alarmistes ou pire : des mensonges. Le rappatriement des ressortissants des pays occidentaux résidents à Tokyo étaient clairement infondé. Honte aux écologistes français qui se sont empressés le jour même du séisme de lancer la polémique sur l'avenir du nucléaire, sans aucune considération ni décense pour les victimes du tremblement de terre. Il y a un temps pour tout et lancer un débat à ce moment-là était vraiment odieux. On voit bien l'ignorance de ces pauvres utopistes à l'égard du Japon quand on constate l'étendue des connaissances en géographie de Cécile Duflot.

Pourquoi ne pas faire confiance aux Japonais, à l'intégrité de leurs informations et à leur gouvernement en pareille circonstance? Pensez-vous sincèrement que de misérables scribouillards à 10000Km de la centrale comprennent vraiment le problème?

Aucune de mes connaissances au Japon, étrangères ou japonaises, les membres de ma belle-famille ne comprend cette hystérie.

En France, cet accident a presque occulté le vrai drame : des dizaines de milliers de victimes et un nombre faramineux de personnes qui n'ont plus de toit. Ne les oublions pas !


Par Ludo - Publié dans : Ougl
Mercredi 2 septembre 3 02 /09 /Sep 00:00

Voir l’épisode précédent.

 

Voici dix nouvelles expressions pour la route !

 

chô ukeru 超ウケる

Prenons le chô (« super ») de la veille et couplons le à ukeru qui signifie en argot « se marrer » pour obtenir quelque chose proche de « c’est trop drôle ! ».

 

maji マジ

Abbréviation de majimeni 真面目に (sérieusement), il veut aussi dire en interrogation « c’est vrai ? ».

 

chorîssu ちょりーっす

C’est le « salut !» à la mode.

 

zenzen daijôbu 全然大丈夫

daijôbu 大丈夫 veut dire « ça va » et zenzen 全然 « pas du tout » est toujours suivi d’une négation en japonais correct. Le tout veut curieusement dire « il n’y a aucun problème ». Cette expression est désormais très largement employée dans toutes les couches de la société.

 

tte kanji/mitai na って感じ/みたいな

Suivant un nom commun, les deux coïncident parfaitement avec « style » et « genre » ?


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shi

Difficile de traduire ce suffixe qui ponctue souvent les fins de phrase. Il n’apporte rien au sens mais trahit peut-être une pointe d’énervement dans la voie de l’intéressé.

 

kireru キレる

Synonyme de « péter les plombs ». Jadis (il y a une dizaine d’années) on utilisait le terme MK5 aujourd’hui désuet, contraction de majide kireru 5 byô mae マジでキレる5秒前 (« cinq secondes avant que je ne pète les plombs »). On emploie toujours par contre gyakugire 逆ギレ qui illustre la riposte à une colère, de manière tout à fait colèrique.

 

iketeru いけてる

« Cool », en particulier pour désigner une personne. Le mot ikemen いけメン (« bel homme ») en dérive, contraction de iketeru menzu いけてるメンズ (menzu étant une retranscription du mot mens, pluriel erroné de l’anglais man).

 

bucchake ぶっちゃけ

« Pour parler franchement ». Se place en début de phrase.

 

ossu おっす

Salutation indémodable depuis longtemps chez tous les lycéens (et non les lycéennes).

 

A suivre...

Par Ludo - Publié dans : Ougl
Mardi 1 septembre 2 01 /09 /Sep 00:00

Voir les épisodes précédents.


L’une des rares qualités (l’unique ?) de la jeunesse nipponne réside dans son habilité à faire évoluer la langue japonaise continuellement. Si la plupart des expressions disparaissent assez rapidement, d’autres subsistent et parviennent même à être utiliser dans les médias.

 

 

Kimoi/kishoi キモい/キショい

Ultra répandus aujourd’hui, en particulier le premier, ces deux mots dérivent de l’expression kimochi warui 気持ち悪い (répugnant, écoeurant). Les lycéennes en ont fait une véritable arme verbale à l’encontre de tout être qu’elles ont décidé de mépriser de manière ponctuelle ou non.

 

uzai/uzee ウザい/ウゼぇ

Contraction de urusai うるさい (bruyant), on l’emploi pour faire part de son agacement vis-à-vis d’une source sonore... agaçante ou tout simplement d’une personne dont le discours énerve.

 

arienai ありえない

Signifiant à la base « impossible », il a pris petit à petit le sens de « j’le crois pas » ou de « c’est pas vrai ».

 

KY

Devenu à la mode l’année dernière, ce sont les initiales de l’expression kûki ga yomenai 空気が読めない (« qui ne comprend pas la situation », « qui ne capte rien ») et que l’on prononce à l’anglaise kay waï. Le premier ministre Taro Aso avait vite été qualifié de « double KY ». Pourquoi double ? D’abord parce qu’il ne comprenait jamais la situation actuelle et ensuite parce qu’il avait fait plusieurs bourdes monumentales de lectures de kanji (kanji ga yomenai 漢字が読めない, « qui ne sait pas lire les kanji »).

 

kunai くない

Ce suffixe sert de négation mais chez les jeunes, il s’apparente à « tu ne trouves pas ? » et tant pis s’il se rajoute à une négation déjà présente. Ex : oishikunakunai  美味しくなくない (« tu ne trouves pas que c’est pas bon ? »). Voir ici pour d’autres exemples.


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teyukasaa/tsukasaa てゆかさあ/つかさあ

Intégrant 100% des conversations de lycéennes (et pas des lycéens), il se place en début de phrase et sert à atttirer l’attention sur ce qui va être dit. Il s’apparente à « en fait », « j’veux dire »...

 

yabai/yabee ヤバい/ヤベぇ

Plusieurs expressions françaises s’en rapprochent : « ça craint », « on est mal barré », etc.

 

zakennayo ざけんなよ

Abbréviation de fuzakennayo ふざけんなよ, je le traduirais par « arrête de jouer au con ». Il sert toujours d’entrée en matière à un début de dispute ou de bagarre.

 

bimyô 微妙

Je vous renvoie ici pour plus de détails.

 

chô

Complètement intégré au langage familier, il est synonyme de « super », « vachement », « trop » et se place en tête de phrase ou devant un adjectif.

Exemple : chô mukatsuku 超ムカつく (ça m’énerve trop). Il peut se coupler entre autres avec kimoi, arienai, yabai etc.

 

A suivre...

 

PS : voici les résultats de l'exercice de lecture du katakana de la semaine dernière. Il fallait lire dans l'ordre : hanbâgâ (hamburger), konpyutâ (ordinateur), herikoputâ (hélicoptère), kechappu (ketchup), wesutan (western), cherî (cerise).

Par Ludo - Publié dans : Ougl
Vendredi 21 août 5 21 /08 /Août 00:00

Voir les épisodes précédents.

 

Naoko

 

Je me souviendrai toujours de ma première rencontre avec mon épouse. C’était à De La Fantasia, fin mars 2005. Elle était déjà mignonne, un brun timide et très souriante. En toute franchise, je n’avais à l’époque pas de vues sur elle. J’ignore encore pourquoi, mais je me sentais très à l’aise à ses côtés et n’hésitai pas dès le début à plaisanter avec, bien que je ne la connaissais pas. Notre premier moment de complicité mémorable fut lorsqu’une dame bizarre vint me faire d’étranges propositions.

Quelques mois plus tard, nous étions ensemble. Quand j’y repense, il n’y eut pas de forcing d’un côté ou de l’autre pour en arriver là. Tout se déroula très naturellement et c’est sans aucune appréhension ni angoisse que je lui déclarai ma flamme. Elle fut touchée par mes mots mais décida de réfléchir. Les trois jours suivants furent un véritable cauchemar en ce qui me concerne : l’assurance avait fait place aux doutes et j’attendais à tout moment un coup de fil de sa part m’annonçant que finalement elle souhaitait ne plus me voir. Le coup de fil arriva bien mais ne collait avec aucun scénario que j’avais imaginé : elle voulait me rendre visite un dimanche. Je ne savais pas quoi tirer de cette tournure des événements... Une fois arrivée chez moi, je lui laissai quelques minutes pour s’asseoir, pour que nous parlions de la pluie et du beau temps et attaquai le vif du sujet par la question suivante : « Alors ? Tu as réfléchi. ». Les secondes suivantes, mon rythme cardiaque accéléra dangereusement, puis tout en restant assise à la japonaise, elle inclina son buste et me répondit : « Fais de moi ta petite amie » (une traduction approximative d’une phrase qui rend beaucoup mieux en japonais d’ailleurs). Je vis depuis dans un état d’euphorie continue et nous nous surprenons souvent en constatant que la force de nos sentiments ne s’est jamais dégradée. Beaucoup de choses ont changé pourtant depuis 2005. Nous avons vécu ensemble à Nagoya, nous sommes mariés, avons voyagé, avons émigré vers la France... mais toujours avec la même ferveur amoureuse. Nul doute que cela restera toujours ainsi.

Petit apparté : si au niveau longueur, ce chapitre demeure plus court que le précédent, sachez que c’est pourtant l’événement qui a le plus marqué ma vie.


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L’appartement

 

A la mi-décembre 2001 à Nagoya, je possèdais enfin mon propre logement. J’allais pouvoir enfin démarrer ma propre vie d’expatrié. Soit, le loyer n’était pas donné, le bruit insupportable, les pigeons (pendant les deux premières années avant que je mette un filet) immondes, je m’y cognais sans arrêt mais c’était mon, puis notre, hâvre de paix et sa proximité des gares de train et de métro, des boutiques et des restaurants le rendait très pratique.

 

Vendredi soir

 

Pendant tous les soirs de fin de semaine à partir de septembre 2002 jusqu’à mars 2004, nous étions plusieurs collègues de la même zone à nous retrouver dans une izakaya vers 17h. Notre groupe très cosmopolite était constitué de deux Britanniques, d’un Polonais, d’un Canadien d’origine croate auxquels venaient s’ajouter plus ou moins régulièrement par la suite un Camerounais, deux Américains, un Néo-Zélandais, deux Australiens, une Canadienne d’origine jamaïcaine et j’en passe... Certes, les débats dérapaient parfois en dispute mais d’une manière générale, nous rigolions beaucoup et ne buvions pas moins. La soirée se poursuivaient en comité plus réduit dans un bar, aujourd’hui disparu, qui servait du Dubonnet et préparait les meilleurs croque-monsieurs du monde.

 

 

Les séismes d’intensité 4

 

Je n’avais jamais pris les tremblements de terre au sérieux, pensant que les plus gros n’arrivaient qu’aux autres, jusqu’au jour où je subis une secousse d’intensité 4.

Plus de détails ici.

 

Iriomote

 

Au même titre que Kushimoto, Iriomote possède de splendides fonds marins très facilement accessibles. L’île reste tout simplement l’endroit qui m’a le plus enchanté au Japon, et je fais le serment d’y remettre les pieds un jour !

 

A suivre...

Par Ludo - Publié dans : Ougl
Mardi 18 août 2 18 /08 /Août 00:00

Voir les épisodes précédents.

 

Ma première arrivée

 

Je n’oublierai jamais mes premières heures à Osaka en 1995. Tout juste sorti de l’aéroport et récupéré par ma famille d’accueil, je ne perdais pas une seconde du spectacle qui s’offrait devant moi. J’étais enfin au Japon et mes cinq sens étaient en éveil. Pendant le trajet jusqu’à leur domicile, je profitais des premières joies du train et du métro nippon alors que des inconnus discutaient entre eux tout en me dévisageant. Par la fenêtre, des maisons et immeubles à perte de vue. Pas le moindre espace de campagne d’un bout à l’autre, de la ville sans interruption avec des constructions dans tous les sens, des toits typiques et des noeuds gordien de fils électriques dans tous les sens... Des publicités très haute en couleur truffées de caractères japonais... Pendant une heure, j’avais été si dépaysé que j’en avais oublié la fatigue.

 

Hanami

 

Chaque fois que j’ai fêté les cerisiers en fleur, je tirais comme conclusion que la vie valait la peine d’être vécue. La première édition fut bien entendu la plus magique. L’atmosphère y était incroyablement conviviale : non seulement nous formions un groupe d’une vingtaine de personnes, mais en plus nous étions invités ponctuellement par d’autres pour trinquer. De la bonne bière, des arbres magnifiques, des amis, une bonne humeur contagieuse... Que demande le peuple ?

Bon, ce fut aussi la cuite de ma vie...


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Izakaya

 

Dans un esprit aussi bon enfant que hanami, mais beaucoup moins bon marché, vous avez les izakaya, l’équivalent des restaurants à tapas où vous commandez des plats en petite quantité et où il fait bon boire dans une ambiance décontractée.

Je ne compte plus les enseignes où j’ai passé de bonnes soirées avec des amis : Yamachan (Nagoya), Tengu, Maru Ichiban (la toute première que j’ai essayée à Osaka), Sôzaiya, et toutes les gargottes dont la renommée s’est faite au bouche-à-oreille disséminées un peu partout que l’on découvre souvent par hasard. J’aimerais vraiment que le concept soit exporté en France (avec de la nourriture japonaise abordable, j’entends).

 

Kushimoto

 

Cette bourgade située à la pointe la plus australe de Honshû, au sud de la préfecture de Wakayama, elle-même au sud d’Osaka vous émerveillera si, comme moi, vous appréciez les fonds marins. Je n’aurais jamais soupçonné que je trouverais autant de poissons à plus de 200 Km de la deuxième mégapole du pays, un endroit où la pollution fait partie du décor. A Kushimoto, c’est propre, sans doute en raison de l’absence d’un réseau ferroviaire et de la difficulté d’accès par la route (je me souviens encore des 6h30 de trajet). Masques et tubas suffisent à vous faire passer la journée à admirer la faune sous-marine. Par contre, ne faites pas comme moi qui avait subi des coups de soleil historiques, protégez-vous !

 

 

L’été

 

Mon premier contact avec l’été s’effectua dès les premiers jours de mon arrivée (voir plus haut) mais je ne passais mon premier été complet qu’en 1999 (toujours à Osaka). C’est à ce moment que je compris tous les méfaits de l’humidité et la complète inefficacité des zones d’ombre. Je vouais un culte à la Sainte Climatisation.

Depuis chaque mois de juin, juillet août et septembre (disons surtout juillet et août) me marquèrent : les cascades de sueur sur le front, les torrents de sueur entre les deux hémisphères fessiers, les salles de classe où l’air ne circule plus et où on voudrait mourir, les séances nu sous l’air conditionné en rentrant du boulot, les nuits d’insomnie où son corps entier colle au futon...

 

A suivre...

Par Ludo - Publié dans : Ougl
Mardi 23 juin 2 23 /06 /Juin 00:00

Voir les épisodes précédents.

 

Les chaussures montantes à lacets

Que vous vous rendiez chez l’habitant, dans des restaurants avec pièces en tatami, dans certains temples ou même dans certains hôpitaux, on vous demandera de vous déchausser. Vous comprendrez alors que vous avez fait une erreur monumentale en étant chaussé de tels intruments de supplice qui vous demandent cinq minutes de patience à chaque fois. Vous remarquerez du coup que beaucoup de Japonais possèdent soit des chaussures sans lacet ou à velcro, soit des chaussures trop grandes dont les lacets n’ont été noués qu’une fois depuis leur achat.

 

Les pistes de ski

Loin de pouvoir me vanter d’une expérience solide de la montagne nipponne, j’ai néanmoins pu tester les pistes de ce pays à cinq reprises dans cinq endroits différents. A l’exception de l’un d’entre eux où on pouvait voir quelques bosses sur une dénivelée honnête, tous les autres offraient des pentes sans aucun relief avec un angle où un skieur sans élan mettrait deux heures pour descendre 30 mètres (et j’exagère à peine). Ajoutez à ce manque de challenge, une foule de vacanciers souvent dissuasive et des tarifs douloureux.

 

Les restaurants français

Les touristes font en général preuve de bon sens en ne se rendant que dans des échoppes locales mais si vous êtes résident, vous risquez fort de vous retrouver un jour dans un établissement dit français. Il faut vraiment faire preuve de vigilance dans ce cas car on en trouve quatre catégories : les véritables restaurants tenus par de vrais Français et affichant des prix astronomiques, les restaurants « fidèles » tenus par des chefs japonais ayant étudié en France et affichant des prix exorbitants et enfin les restaurants « Canada Dry » tenus par des chefs japonais n’ayant jamais mis le pied en France, mélangeant allégrement jusque dans les drapeaux de décoration, France et Italie et affichant des tarifs élevés (plus bas néanmoins que les deux premiers) et les arnaqueurs qui n’ont de français que le nom et qui vous proposent des « plateaux de fromage » composés de Kiri et de camembert local bon marché à un tarif scandaleux. Si on vous donne le choix, préférez un Italien. Ce n’est pas forcément bon marché mais c’est déjà plus abordable et vous avez moins de chance de repartir déçu.

 

L’été

Vous avez déjà passé des semaines entières sous le soleil sans vous laver ? Moi non plus, mais j’imagine que cela doit ressembler à l’été nippon où quel que soit le nombre de douches que vous prenez dans la journée, vous ressortez toujours dégoulinant de cette sueur maudite qui ne vous quitte jamais, ni même pendant le sommeil.

 

Les parcs d’attraction

Oubliez Disneyland Tokyo et Universal Studio à Osaka car la plupart des temps, vous aurez toutes les chances de goutter à l’équation 3h minimum de queue=40 secondes de montagnes russes.

Grâce aux grands travaux dont le Japon a le secret, il existe un peu partout des parcs de dimension plus humble. A part quelques-uns qui s’en sortent à peu près (Tokyo Safari Park, Nagashima Spaland au nord de Nagoya, Expoland à Osaka, Parque Espana etc.), une multitude n’attire personne. Par exemple le Villaggio Italia du port de Nagoya a fermé ses portes récemment, la faute essentiellement à des produits italiens vendus à prix prohibitifs, un autre parc à Yoro consacré à l'architecture moderne et dont les infrastructures ne répondaient pas aux normes de sécurité a fait de même et je me demande bien ce qu’il est advenu du Flower and Fruits Park de Kobe où je m’étais rendu à mes débuts au Japon en 1995. On pouvait y admirer un authentique château à l’européenne en carton pâte bien kitch qui n’abritait rien, quelques parterres de fleurs et c’est à peu près tout. A dire vrai, je ne me souviens pas avoir vu un seul fruit.

 

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Tout ce qui est estampillé « grand luxe »

Quelques pas dans les allées des grands magasins ou quelques coups d’oeil sur les émissions télé vous conduiront à la découverte de denrées censées conjuguer à la fois rareté extrême et qualité divine pour des prix non seulement hallucinants mais aussi impardonnables. Des petits exemples ? Un sushi au thon gras à 1500 yens (11€). Un melon à 20000 yens (150€). 200g de viande de boeuf pour 50000 yens (373€)... Noté que tout cela, avec un peu de jugeote, reste facile à éviter.

 

La piscine

Sachez d’abord que les tatouages sont interdits, une mesure à l’origine pour empêcher l’accès des yakuza mais qui touche à leur grand dam beaucoup d’étrangers. Régulièrement des hauts parleurs demanderont à tous les baigneurs de sortir de l’eau afin d’effectuer des exercices d’assouplissement (cela ne concerne pas heureusement les grandes piscines à vague de certains parcs). Mais le plus gênant tient dans le nombre de baigneurs justement. Notez bien que j’ai utilisé le terme de « baigneurs » plutôt que « nageurs » car dans les pires moments, la concentration de personnes vous pousse à une promiscuité forcée (voici un exemple plutôt extrême).

 

Les cabarets

Vous avez envie de voir des filles enlaidies par un maquillage qui allie le pire du clown et de la prostituée tout en vous faisant racketter en un temps record ? Allez-y, vous ne le regretterez pas !

 

Les trajets en voiture

Le trafic étant complètement saturé, tout déplacement s’avère vraiment fastidieux. Mon record jusqu’à présent : 6h30 pour 250 km.

 

Les petits pains des combini

Certes, dans le lot on trouve de bonnes surprises mais dans l’ensemble vous aurez toutes les chances de tomber sur des abbérations culinaires telles que des gaufres soit disant belges au pur goût d’huile réutilisée, des pains viennois fourrés à la margarine, ou des hot-dogs remplis de la mayonnaise la plus industrielle possible. Si vous voulez à coup sûr quelque chose de bon, tapez plutôt dans les cheese-cake, les sweet-potato, les dorayaki et les anpan, ou rendez-vous dans une pâtisserie.

 

A suivre...

Par Ludo - Publié dans : Ougl
Mardi 16 juin 2 16 /06 /Juin 00:00

Voir les épisodes précédents.

 

Supposions que vous vous rendiez dans ce pays et que vous désiriez goûter à un assortiment de ce qui se fait de plus marquant. Ougl a réuni pour vous dix idées indispensables dont vous reparlerez à vos petits enfants au coin du feu.

 

Visiter un temple

Commençons par le plus banal, le parcours obligé du touriste lambda. Les temples bouddhiques (otera お寺) et les sanctuaires shintô (jinja 神社) sont légions et représentent toujours un havre de paix et de verdure qui tranche agréablement avec la grisaille du béton des villes. Je vous recommande en particulier à Nara : Tôdaiji et Kasugataisha, à Osaka : Sumiyoshitaisha, à Kyôto : Sanjûsangendô, Heian Jingu, et le somptueux Kiyomizudera, et si par hasard vous passez par Nagoya : Tôganji et Atsuta Jingu.

 

S’extasier devant les cerisiers en fleurs

Afin de vraiment apprécier la beauté de cette explosion végétale visible uniquement pendant deux semaines début avril, munissez vous d’une bâche, invitez des amis, et apportez des bières. Rejoignez ainsi les nombreux Japonais déjà sur place dans une ambiance bon enfant unique.

 

Manger des râmen

Certes, ces nouilles viennent à l’origine de Chine. Mais celles que l’on trouve au Japon ont été déclinées sous plusieurs variantes locales succulentes. Non seulement leur goût ne vous décevra pas mais vous ne dépenserez pas grand chose. NB : bonne chance aux débutants mal à l’aise avec les baguettes qui mettront du temps à terminer leur bol.

 

Boire de la bière avec des aliments grillés

Contrairement aux idées reçues, la boisson nationale n’est pas le saké mais bien la bière. Celle-ci se déguste pendant les repas et se marie particulièrement bien avec les grillades (yakitori, tebasaki...) et les mets panés (tempura, karaage...). Elle demeure également indissociable à mon humble avis des gyôza. Bref, vous verrez qu’elle va en fin de compte avec à peu près tout.

 

Aller à un kaitenzushi

Il serait stupide de parcourir le Japon sans manger ne serait-ce qu’une fois des sushi. Les restaurants de kaitenzushi vous en proposent une large sélection avec souvent des prix très bas véhiculés par un tapis roulant qui parcourt tout l’établissement. Très bon et ludique, on ne s’en lasse jamais.

 

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Dévorer des gyûdon à deux heures du matin

A l’instar des superettes ouvertes tous les jours 24h/24 (les combini), certains restaurants fonctionnent curieusement sur le même principe. Parmi ceux-ci on trouve Yoshinoya, spécialisé dans les gyûdon (bol de riz recouvert de viande de boeuf et d’oignons) et butadon (la même chose mais avec du porc). Profitez donc du système en y allant faire un tour en plein milieu de la nuit. Je l’ai fait une fois et je n’oublierai jamais cet instant surréaliste.

 

Prendre le métro ou le train aux heures de pointe

Il faut l’emprunter soi-même pour vraiment le croire. Oui les Japonais sont fous de remplir les wagons à 150% ou plus. Oui le personnel au quai, bourre parfois le bétail d’un coup d’épaule afin de pouvoir refermer les portes. Oui on se retrouve souvent comprimé contre une vitre. La première fois fait toujours rire. Mais dès que l’on se rend compte que cela est devenu son quotidien, on fait tout pour prendre un train plus tôt. Essayez la fourchette horaire 7h30/8h15.

 

Prendre le dernier métro ou train

En général les transports s’arrêtent aux alentours de minuit, minuit trente, la dernière chance pour certains de rentrer chez eux sans dépenser une somme faramineuse dans les taxis. Vous y croiserez un nombre incalculable de salarymen au teint rouge vif à moitié somnolents, débraillés, couchés sur les banquettes ou tentant désespérement de garder leur équilibre. Un grand moment.

 

Faire des emplettes dans un magasin d’électronique

Non seulement vous vous trouverez devant un choix fabuleux d’équipements divers et très bon marché mais en plus vous pourrez faire profiter vos oreilles d’un taux de décibels record et vos yeux d’un éclairage puissant et d’une tonne de panneaux d’articles en promotion avec les couleurs les plus criardes de la création. Prix choc ! Jusqu’à lundi seulement ! Nouveau ! Prix réduit ! Et ça ! Et ça aussi ! Et puis ça aussi tiens !

 

Prendre un purikura

Dans tous les centres de jeux d’arcade, vous remarquerez un coin, ou un étage entièrement consacré à des machines ressemblant à des isoloirs munis de rideaux en plastique rose ou dans les tons pastel. Vous noterez aussi qu’ils sont envahis de lycéennes en uniforme. C’est dans ces machines que l’on peut prendre des photos originales avec différents fonds et cadres colorés sur lesquelles on peut par la suite ajouter des textes et des dessins avant leur impression. Le produit final vous offrira ces mêmes clichés arrangés sous un format de petite taille autocollant parfait pour coller sur son téléphone portable.

Veillez cependant à vous y rendre impérativement accompagné d’une femme si vous êtes un homme car ces établissements refuseraient aujourd’hui aux hommes seuls de s’y rendre à cause de nombreux cas de pervers qui prenaient des photos sous les jupes des lycéennes à leur insu.

 

Prendre un bain dans un onsen

On retrouve ces sources d’eau chaude naturelle un peu partout. Si vous parvenez à oublier les barrières morales liées à la pudeur, vous passerez un bon moment. N’oubliez pas en effet que vous êtes censé pénétrer nu dans le bain (contrairement à ce que l’on croit les serviettes sont strictement interdites à l’intérieur du bain, sauf à la télévision où les célébrités obtiennent une autorisation spéciale) et que vous n’êtes pas le seul bien sûr. J’avoue que cela n’est pas trop ma tasse de thé mais il serait bête de ne pas essayer au moins une fois.

 

A suivre...

Par Ludo - Publié dans : Ougl
Mardi 2 juin 2 02 /06 /Juin 00:00

Voir les épisodes précédents.

 

La vidéo sur les distributeurs de boisson

Voici un formidable exemple de gâchis dont le Japon a le secret. Dans un but purement mercantile de montrer que l’on se trouve à la pointe de la technologie, certains distributeurs de soda, Coca Cola en tête, disposent depuis deux ou trois ans de petits écrans LCD intégrés qui passent en boucle des publicités. La première fois, on trouve cela chouette et on regarde l’objet trois secondes, mais dès la fois suivante on l’ignore royalement. On ne peut que critiquer le côté non-écologique de ce genre de dispositifs qui sont alimentés 24h/24 pour garder les boissons au frais (et au chaud pour certaines) et qu’on trouve tous les dix mètres dans les grandes villes. Si en plus on leur adjoint un écran que personne ne regarde...

 

Les campagnes électorales

En période d’élections, le pays devient plus bruyant encore avec des camions de personnalités politiques qui sillonnent les rues en beuglant un discours saturé et inaudible entrecoupé par l’annonce de leur nom dans des hauts-parleurs pour que tout le monde en profite dans un rayon de deux kilomètres. Les Japonais se désintéressent déjà de la politique et les harceler de la sorte ne me semble pas une bonne idée. Que le véhicule soit à l’arrêt ou non, il est clair que personne ne l’écoute... Pourquoi les politiciens s’acharnent-ils donc à parcourir les villes pendant une semaine au risque d’y perdre leur voix ? La peur du débat télévisé avec un adversaire ou tout simplement la peur de dévoiler que leur programme ne tient souvent pas la route ?

 

Les voix enregistrées

Ces calamitées sont partout et doivent représenter le symbole même du progrès pour beaucoup de Japonais. Mais pourquoi les avoir intégrées dans tout et n’importe quoi : escalators, stations services, camions qui manoeuvrent, etc. Bref je ne reviendrai pas sur ce sujet largement développé ici.

 

Les annonces dans les trains

Le contraste me fait toujours sourire. En France, le conducteur se contente de vous dire dans quel train vous avez monté et dans quelle gare, il va s’arrêter. Au Japon, on vous dit de faire attention à la fermeture des portes, la destination du train, le prochain arrêt, le nombre de minutes nécessaires pour atteindre les différentes gares majeures du trajet puis on vous demande de laisser les places réservées aux handicapés et aux personnes âgées, de bien avancer à l’intérieur des wagons pour dégager les issues à l’arrivée aux arrêts qui connaissent une forte affluence, de couper votre téléphone portable, de faire attention entre l’espace existant entre le train et le quai à la gare X, et enfin on vous parle des connexions possibles avec d’autres lignes ou d’autres compagnies ferroviaires et de la nouvelle carte bidule qui peut vous faire économiser tant de yens etc. etc. Il peut arriver qu’un responsable zélé déblatère pendant cinq minutes des annonces sans oublier que cela suit parfois des annonces automatiques (cela dépend de la compagnie). Usant !

 

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Le mythe du minus ion

Plusieurs appareils depuis quatre ans possèdent une fonction minus ion マイナスイオン. Il s’agit le plus souvent de purificateurs d’air, de sèche-cheveux ou d’aspirateurs. En théorie, l’émission de minus ion demeurerait très indiquée pour la santé et débarrasserait l’air ambiant de... ben on ne sait pas trop quoi puisque cela ne tient sur aucune base scientifique. Mais beaucoup de Japonais vous diront lors d’une balade en pleine forêt que l’air y est très bon, forcément, puisqu’il y a plein de minus ion dans les endroits naturels.

 

Le mythe du germanium

Cette nouvelle mode créée dans une optique commerciale il y a plusieurs années se déclinent toujours en colliers et en bracelets d’apparence très sobre. A première vue, ils ressemblent à des tubes de plastique noir mais ce n’est qu’une fois en main que l’on comprend qu’ils renferment une partie métallique un peu lourde. Beaucoup de Japonais croient dur comme fer que le port de ces objets efface la fatigue accumulée dans les muscles ou même soulage les épaules nouées. Comme pour le paragraphe précédent, ces effets n’ont jamais été prouvés scientifiquement mais cela n’empêche pas d’en vendre.

 

Cuillères, pailles et serviettes

Au début on apprécie toujours que la vendeuse du combini vous donne une cuillère en plastique pour accompagner le yaourt que vous venez d’acheter, une petite cuillère en bois pour votre glace, une paille pour votre jus de fruit et une petite serviette humide emballée dans un sachet pour vous essuyer les mimines mais la plupart du temps, vous rentrez chez vous et n’utilisez jamais tous ces ustensiles. Au bout de quelques mois, vous vous retrouvez avec des tiroirs remplis de ces choses dont vous ne savez que faire. A force, j’ai appris à repérer le timing où la vendeuse va les piocher pour les mettre dans votre sac car dans de nombreux cas, on ne vous demande pas votre avis. Naoko, qui travaillait jadis dans la boutique de ses parents m’apprit d’ailleurs que toutes ces petites choses n’étaient pas prises en charge par la maison-mère et que c’était le responsable de chaque magasin qui y allait de sa poche. Si vous avez donc l’occasion de refuser, n’hésitez pas, ça leur fera plaisir !

 

Le sac pour parapluie

Si vous sortez en ville un jour de pluie et que vous décidez de rentrer dans un grand magasin, on risque fort de vous inviter à placer votre parapluie dans un petit sac plastique adapté afin que vous ne salopiez pas le sol. Une fois votre visite terminée, vous pouvez vous en débarasser en le mettant dans la poubelle située à proximité de la machine qui vous a fourni le sac. Alors que l’on commence à éliminer les sacs en vinyl dans les supermarchés, cela ne me semble pas très écologique. On voit cependant apparaître depuis peu des dispositifs qui sèchent en un clin d’oeil votre parapluie.

 

Les hôtesses d’ascenseur

Ce métier en voie de disparition reste l’un des plus inutiles au monde. Dans les grands magasins de type Mitsuzakaya, une jeune fille en tenue de type 50’s et portant des gants blancs vous accueille en inclinant son buste exactement à 45 degrés et vous demande où vous voulez vous rendre. Elle annonce la fermeture des portes et avant l’arrivée à un étage, vous décrit en quelques secondes tout ce qui s’y trouve. C’est gentil mais c’est déjà écrit en bas à l’entrée, dans l’ascenseur et à chaque étage...

 

C’est par ici

Dès qu’un chantier déborde sur le trottoir, ce qui arrive souvent, les ouvriers aménagent un passage provisoire pour les piétons avec des barrières ou des plots pour en délimiter les côtés et une sorte de tapis vert en plastique au sol. Pour compléter le tout, on vous colle de grosses flèches « Voie piéton » et un panneau où figure un dessin d’ouvrier qui s’inclinent vers vous en s’excusant pour la gêne occasionnée. Bref, il n’y a aucun moyen de louper la nouvelle route à prendre mais vous avez toujours un pauvre gars, souvent d’âge très avancé, vêtu d’une veste fluo et armé d’un bâton lumineux rouge qui vous fait signe d’emprunter la seule issue possible. Euh, merci, mais j’avais vu. Le pire c’est quand on utilise le même chemin à quelque secondes d’intervalles (après s’être rendu au combini par exemple) et que le même type vous refait signe de passer au seul endroit praticable. Dans certains cas, ce boulot peu gratifiant est effectué par un automate rudimentaire habillé de la même manière et bougeant de haut en bas le bâton rouge. Automate et monsieur « c’est par ici » ne servent rigoureusement à rien.

 

A suivre...

Par Ludo - Publié dans : Ougl
Mardi 31 mars 2 31 /03 /Mars 12:37

Juste un petit mot écrit à la va-vite de notre chambre d’hôtel à proximité de l’aéroport avant le départ, pour vous montrer à quoi ressemblait notre appartement juste avant le déménagement (côté gauche) très éprouvant qui s’étalla sur deux jours (nous en reparlerons en détails) et juste avant de rendre les clés au propriétaire (côté droit).


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Par Ludo - Publié dans : Ougl
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